Convoqué hier par le président de l’Assemblée nationale, Théodore Doutouo, les sénateurs et députés du Cameroun se sont réunis ce 2 avril 2026 au Palais de verres Paul Biya pour une session de travail portant sur la modification de la constitution.
Le Palais de verres Paul Biya vient d’accueillir ce 2 avril 2026, les sénateurs et députés du Cameroun pour un congrès visant à examiner et à apporter certaines modifications à la constitution. Ce rendez-vous a permis d’adopter un projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la constitution du 2 juin 1972, modifier et compléter par la loi n°96/06 du 18 janvier 1996 et la loi n°2008/001 du 14 avril 2008.
Au cours de cette rencontre, un nouveau projet de loi est présenté. Celui-ci vise l’instauration d’un poste de vice-président de la république du Cameroun. A cet effet, la fondamentale a été réaménagée en certaines de ses dispositions, notamment les articles 5,6,7,10, 53 et 66.
Ce nouveau projet présenté, signale qu’un Vice-Président pourra être nommé par le Président de la République qui peut mettre fin à ses fonctions. Les attributs exercés sont celles que lui confère le Président de la République, dans le cadre d’une délégation expresse et son mandat ne peut excéder celui du Président de la République lui-même. Il est également mentionné que, en cas de vacance, le Vice-Président est appelé à achever le mandat du Président de la République, après prestation de serment dans les mêmes règles et conditions du Président de la République. Lui à son tour, devra nommer un Vice-Président. Au cas où le Vice-Président est empêché ou le poste n’est pas créé, un nouveau scrutin sera fait pour élire un nouveau Président de la République. Dans cet optique, le Président du SENAT est celui-là qui assurera l’intérim.
Ce projet a été enregistré sous le numéro 2094/PJL/P et sera distribuer sous le numéro 01/CP/6. Pour mener à bien ce projet, une commission spéciale composée de députés et Sénateurs a été créé conformément à l’article 11 du règlement intérieur du congrès. Celle-ci a pour mission d’examiner le projet de loi nouvellement adopter.
Ce changement stratégique apporte un nouveau visage à la carte constitutionnelle du Cameroun, témoignant ainsi de la volonté des autorités politiques d’adapter le cadre constitutionnel aux défis actuels du pays et de la population en vue d’un Cameroun émergent et souverain.
Par Gervais Bikouba