Longtemps considéré comme une rue déformée, le tronçon Etam-Bafia connait aujourd’hui un important réaménagement qui suscite une joie inébranlable chez les habitants du quartier et les usagers de la rue.
« Je ressens un sentiment de satisfaction, de joie par rapport aux travaux qui se font actuellement sur cette rue », a déclaré monsieur Zangué, tapissier au carrefour Etam-Bafia. En effet, les riverains et usagers du tronçon Etam-Bafia, située dans le quatrième arrondissement de Yaoundé ne cachent plus leur joie face aux travaux qui se s’opèrent sur place. Entre moto-Taximan, élèves, habitants du quartier et autres, l’excitation est indescriptible, les émotions sont fortes. « Je suis heureux de voir la route être réaménagée. Nous vivions déjà un véritable bourbier avec cette rue. Il était difficile pour nous les motos-taximan de circuler. A des moments, j’étais obligé de contourner pour éviter de passer ici afin de ne pas abimer ma voiture mais après l’aménagement, nous pensons que le trafic sera plus fluide et que les conditions de vie des riverains vont s’améliorer », a martelé André Atangana, un taximan.
Avant le lancement des travaux, les habitants et les usagers de cette rue vivaient quotidiennement de multiples difficultés. Avec une route étroite, la chaussée dégradée, les nids-de-poule, des zones boueuses, des flaques d’eau la circulation devenait de plus en plus pénible pour les automobilistes que pour les motocyclistes et les piétons. Durant la saison pluvieuse, la route devenait presque impraticable entrainant des embouteillages et pendant la saison sèche, c’est la poussière qui envahissait les marchandises installées le long de la voie et arrosait les passagers.
Aujourd’hui, l’environnement change. Les engins de travaux publics, ouvriers et matériaux de construction occupent désormais l’espace. Un grand chantier est installé. Cette activité suscite un soulagement absolu chez les habitants, symbole d’une amélioration durable des conditions de circulation et de vie dans le quartier comme le souligne madame Bilounga Oduarute, restauratrice dudit quartier : « Le travail qui s’effectue actuellement nous ravis. Ça voudrait dire que nos affaires vont reprendre vie ». Alima Anaïs, élève en terminale au Lycée de Nkoldongo poursuit en disant : « Quand il pleuvait sur cette rue, ou pendant la saison sèche, j’étais obligée d’emprunter un notre chemin car je ne voulais pas arriver à l’école étant sale. Mais après le réaménagement de la route, je pense que la situation va s’améliorer et je suis très heureuse pour cela ».
Cependant, la phase actuelle n’est pas sans contrainte. La circulation reste perturbée par les déviations, la poussière et la présence des engins lourds. Les habitants doivent adapter des déplacements quotidiens et les commerçants quant à eux, rencontrent des difficultés de vente. Malgré ces problèmes, la majorité des riverains et usagers se montrent optimiste, car ces difficultés sont temporaires et représentent le prix à payer pour un axe plus fluide, facilitant la mobilité des populations et contribuant au dynamisme économique de cette zone.
Par Gervais Bikouba